Il y a quelques jours, nous commémorions la résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ. Mais gardons-nous de certaines erreurs concernant cet événement exceptionnel. Par exemple, l’oubli qui pourrait nous porter à l’enfouir dans la fosse commune des histoires passées, sans aucun rapport avec l’actualité. Ensuite, il y a la négligence à l’égard d’un véritable trésor que l’on risque de considérer comme « sans intérêt » pour notre existence.
Pourtant, la résurrection est une réalité à vivre au quotidien. Car, en premier lieu, l’Écriture affirme que la puissance extraordinaire mise en œuvre pour ramener Jésus d’entre les morts, Dieu la déploie actuellement en notre faveur (Ep 1.19, 20). Que dites-vous de cela ? Vous êtes équipés pour le temps présent ! Les heureuses conséquences de la résurrection de Jésus ne sont pas seulement l’espérance de revivre avec lui après la mort. Elles prennent effet dès maintenant par l’action de cette même force toute-puissante qui a mis Jésus debout. Lui, qui a été crucifié et enseveli, déclare victorieusement : Je suis le Vivant ; je fus mort, et voici que je vis pour les siècles des siècles (Ap 1.18)
En second lieu, l’Écriture relie la résurrection à deux autres faits majeurs : l’élévation de Jésus auprès du Père (l’Ascension) et l’effusion de l’Esprit Saint sur toute chair (à la Pentecôte). Dans sa lettre aux Éphésiens, Paul semble signaler ces deux réalités conjointement en faisant remarquer que Jésus est monté plus haut que tous les cieux, afin de remplir tout (Ep 4.10).
Or, étant unis à lui par la foi dans sa résurrection, nous sommes entraînés nous aussi dans ce mouvement : avec lui, nous prenons de la hauteur, en croissant dans la grâce de Dieu (2P 3.18). Cependant, il ne s’agit pas d’une opération strictement individuelle, chacun pour soi. Elle se réalise « ensemble », les uns avec les autres. Pour illustrer cette « dimension communautaire », sous son double aspect : unité et développement, l’apôtre emploie l’image du « corps » et celle de « l’édifice », Maison de Dieu..
En fait, nous explique-t-il, c’est le corps tout entier, bien coordonné et uni, qui grandit, passant de l’état infantile à l’état d’adulte. Sous l’impulsion venant de la «tête », le Christ, chaque partie du corps est mise en mesure de participer à cette croissance vers la plénitude, dans l’unité et dans l’amour (Ep 4.16). De même, c’est toute la construction qui s’élève harmonieusement à partir de la pierre maîtresse, la pierre angulaire, autrement dit le Christ (Col 2.21),
Somme toute, ce n’est que grâce à l’énergie de Dieu, qui fait croître (1Co 3.6) que nous pouvons « prendre de la hauteur ». Mais Dieu opère en nous et par nous, si nous demeurons unis à son Fils Jésus qui a déclaré : En dehors de moi, vous ne pouvez rien faire… Demeurez en moi comme je demeure en vous…Demeurez dans mon amour (Jn 15.4, 5, 10). En reconnaissance à l’action souveraine de Dieu, offrons-lui sans cesse un sacrifice de louange !
