Dieu fait les choses autrement !

Certains obstacles, dressés sur notre route, semblent avoir la vie dure ! Ils ne sont pas enlevés comme nous le souhaiterions. On se dit alors : « Où sont passées la bienveillance, la fidélité et la puissance de notre Père ? ». Mais les Ecritures nous encouragent à la confiance en l’action certaine de notre Père et à la patience fructueuse (Ja 1.2-4 ; 5.7-11). Si vous n’observez aucun changement, cela ne signifie pas que votre Père céleste n’agit pas. Bien plutôt, il œuvre de manière efficace, mais il fait les choses autrement, à sa façon !

Voyez, par exemple, son intervention à l’égard de l’apôtre Paul. Celui-ci était affligé par ce qu’il désignait comme une écharde dans sa chair (2 Co 12). Il n’en a pas révélé la nature exacte. Ses prières pour en être délivré paraissaient vaines. Cependant, le Seigneur n’était pas indifférent à cette épreuve permanente. Il réconforta son serviteur par cette parole rassurante : Ma grâce te suffit ; ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse (2 Co 12.9).

Dans l’évangile de Jean, la résurrection de Lazare confirme comment Dieu peut secourir de façon surprenante, alors que tous imaginaient la partie perdue. Marie, une des deux sœurs du trépassé, disait à Jésus en pleurant : Seigneur, si tu avais été ici mon frère ne serait pas mort. Ceux qui accompagnaient la famille se lamentaient également. Jésus lui-même pleura. Mais quelques-uns d’entre eux dirent : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas aussi faire en sorte que cet homme ne meure pas ? » (Jn 11.32, 37).

Cependant, Jésus « aurait pu » empêcher cette mort, mais il a choisi de faire les choses autrement et à merveille. Lui qui savait que son Père agit sans cesse et qu’il l’exauce toujours (Jn 5.17 ; 12.41), ordonne à Lazare, mort depuis quatre jours, de sortir du tombeau. Et il en fut ainsi. Très fort ! Dieu manifesta sa gloire !

En ce moment même, il se peut que vous vous trouviez face à un obstacle de taille. J’ignore lequel, comme nous ignorions celui de Paul. De même que ce dernier, vous avez prié avec ferveur, mais vainement. A présent, vous jetez l’éponge. Or, il est possible que le Seigneur ait une autre solution que celle à laquelle vous vous accrochez. Changez d’attitude, et considérez le comportement respectueux de Jésus à Gethsémané, la nuit où il fut livré. Matthieu nous dit : …Il s’éloigna une deuxième fois et pria ainsi : Mon Père, s’il n’est pas possible que cette coupe s’éloigne sans que je ne la boive, que ta volonté soit faite ! (Mt 26.39).

Le dernier mot revient toujours à Dieu. Faites simplement confiance à sa sagesse et à sa miséricorde. Rendez-lui grâce, en vous souvenant de cette parole de Jésus : Oui, Père, c’est ainsi que tu en as disposé dans ta bienveillance. Je te loue de ce que tu l’as voulu ainsi (Mt 11.26). Dans votre cas, personne ne saurait dire, quelle action Dieu accomplira. Mais à sa façon, il vous fera participer à sa victoire et à sa gloire. Soyez-en certain ! Pour le moment, sans vous en rendre compte, vous avez peut-être déjà sauté le fossé ou franchi la muraille (Ps 18.30) qui vous barrait la route. Car Dieu œuvre toujours merveilleusement en notre faveur, alors même qu’à nos propres yeux tout porte à croire que nous avons échoué, que nous avons perdu la bataille. Mais après coup, nous prenons conscience que, dans cet affrontement désespéré, rien n’a pu nous séparer de l’amour infini de Dieu. Oui, il est digne de louange !

Maurice JEAN-CHARLES

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