Peuple vainqueur, acclame ton roi,
Il est là, notre roi. Comment vais-je apprécier un si grand événement ? Toute rencontre avec autrui, toute entrée en relation exige un minimum de déférence. Or ici, celui en face duquel je me trouve c’est le Seigneur de l’univers ! Ne mérite-il pas d’être accueilli avec d’autant plus de dignité ?
Dans ce cas, précisément, il convient de « l’acclamer » ! La Bible le recommande à plusieurs reprises, particulièrement dans les psaumes : Acclame le Seigneur, terre entière ! Lancez des acclamations devant le roi, le Seigneur (Ps 27, 33, 95, 98, 100). En effet, l’acclamation est un des éléments caractéristiques de la piété des fidèles de la première alliance. Mais elle est également importante pour les chrétiens. Que signifie-t-elle ?
D’après les Écritures, cette manifestation revêt plusieurs aspects. D’abord elle nous atteint comme une convocation à une fête en l’honneur du Seigneur. Avec allégresse, les croyants font entendre leurs applaudissements, accompagnés parfois d’instruments variés. Un véritable témoignage collectif de leur foi. Car c’est « ensemble » que le peuple racheté reconnaît et célèbre le règne, la puissance et la majesté de son Sauveur. Poussons des cris de joie pour le Seigneur ! Acclamons le Rocher de notre salut (Ps 95.1). Cette dimension communautaire n’est pas sans intérêt pour le chrétien. Elle renforce sa piété personnelle, elle consolide l’engagement pris lors de son baptême.
Ensuite, ce rassemblement festif se présente comme un moment où les fidèles manifestent unanimement leur approbation de la souveraineté de Dieu. Ils sont fiers d’appartenir à celui qui leur est proche, qui prend soin d’eux avec justice et douceur. Même dans les temps d’épreuve ils gardent une ferme assurance, une espérance joyeuse. Au moment du combat, ils sont encouragés à célébrer leur Dieu même au en faisant sonner la trompette d’acclamation (No 10.9 ; Jos 6.5). Leur Seigneur n’est-il pas le Dieu des victoires ? Dieu se lève, ses ennemis se dispersent, ses adversaires s’enfuient. En revanche, ses fidèles l’accueillent dans la joie et l’action de grâce. (Ps 68.2, 4).
En ces jours où notre monde est ravagé ici ou là par des guerres, souvenons-nous qu’il est là, notre roi, Jésus-Christ, élevé au-dessus de tout nom ! Agneau immolé, mais vainqueur, il tient en mains le sort de notre humanité (Ap 5). C’est lui que nous voulons acclamer comme Seigneur, à la gloire de Dieu le Père ! (Ph 2.11).
